Örtlichkeiten

Le Grand-Duché de Luxembourg et Regions Limitrophes : Metz, Trèves, Eifel Volcanique

Der nachfolgende Text stammt aus einem mehrbändigen Werk über das Großherzogtum Luxemburg. In dem vorliegenden Band wurden Orte und Gebiete rund ums Großherzogtum beschrieben; darunter auch Kyllburg. Leider ist der Text auf französisch. Eine Übersetzung ins Deutsche wäre angebracht. Wer kann dabei behilflich sein?


Jean d’Ardenne, Bruxelles, 1909, S. 290-293

Kyllbourg. — L’endroit le plus remarquable de la vallée de la Kyll avec Gérolstein.
Ici la rivière forme vers l’ouest une large boucle festonnée, enserrant un mamelon appelé Taubenberg que la voie ferrée coupe, à sa naissance, par un trajet souterrain de 2 kilomètres — le tunnel de Wilseck.
Kyllbourg échelonne ses maisons sur l’étroit crête du promontoire d’amont, le premier feston et le plus accentué de la boucle susdite. L’isthme de ce promontoire forme une sorte de palier où se trouve l’agglomération centrale et les principaux hôtels et où accèdent de part et d’autre, en amont la rue le gare, en aval la chaussée de Malberg. Puis le montée reprend jusqu’au sommet de la crête; là s’élève l’église collégiale de Saint-Thomas, accostée d’un cloître. De tous le côtés, des versants rapides dévalent à la rivière.
Nulle part, on ne trouve plus complète et mieux conditionnée cette disposition en promontoire entre le replis des vallées profondes creusées par les eaux dans notre massif rocheux.
La hauteur à laquelle sa rattache, vers le nord, le cap de Kyllbourg, porte un monument récemment érigé, dans le genre du Mariensäule de Trèves et baptisé de même; il couronne bêtement cette cime du Rosenberg, qui se serait bien passée de ce supplément pseudo-gothique.
Au bas, la petite église paroissiale de Saint-Maximin, avec le cimetière prolongé en terrasses, sur la chaussée descendante qui conduit à Malberg. En ce clos funèbre, tout près de l’église, deux monuments à la mémoire des guerriers : un bon obélisque dédié aux vieux braves de la Grande Armée et portant, avec le cachet de la gloire impériale, les noms de six Kyllbourgeois médaillés de Sainte-Hélène (l’une des médailles était même encastrée dans la pierre; on l’aura volée, car il ne reste plus que le creux); — puis un autre, plus moderne, à la mémoire des enfants du pays tombés dans les campagnes de Danemark, d’Autriche et de France. On a mis tout ensemble, le patriotisme n’excluant pas l’économie.
Kyllbourg possède un monument remarquable : son ancienne collégiale, perchée là-haut, à la cime du cap. où elle occupe une esplanade qu environnent encore de vieux bâtiments chapitraux, le tout sommeillant, d’ordinaire, en une paix canonique.
On y grimpe par une ruelle assez longue, étroite, irrégulière, — la Stiftstrasse (rue du Couvent), — aux vieilles bâtisses capricieusement plantées et montrant, çà et là, des fragments sculptés, des dates, des inscriptions.
Au sommet, un squelette de haute tour carrée, au milieu d’anciennes constructions qui dominent la rivière. (Jolis points de vue ménagés sur les murailles de soutènement.)
Le chemin continue entre des jardins clos et atteint l’esplanade, où se présente la face latérale de l’eglise, à nef unique, spécimen intéressant de la fin du XIIIe siècle. Elle fut bâtie en 1276, avec les bâtiments conventuels, par l’archevêque Henri de Finstingen, qui avait fonde à Kyllbourg un collège de chanoines. Le vaisseau est d’une élégante simplicité. Les verrières du chœur, figurant la naissance, la mort et la résurrection du Christ, ont été exécutées d’après les cartons d’Albrecht Dürer. Celle du milieu, le crucifiement, porte la date 1535. Elle est ancienne, ainsi que celle de gauche. La troisième a été refaite en 1834.
En ce même chœur, au mur de gauche, se trouve une pierre tombale de la même époque, avec une admirable figure de chevalier à genoux, tête nue, armure de tournoi. Ce personnage si joliment sculpté est Jean de Schönberg, sire de Hartelstein (château dont les ruines se trouvent près de Schwirtzheim entre Prüm et Gérolstein), morte le 17 septembre 1540.
D’autres pierres tombales plus anciennes, au nombre de six, s’appliquent en affilée au mur de la nef, en face de l’entrée latérale. Celles-ci sont du XVe siècle, et des figures de preux y sont taillées avec une âpreté singulière. Une de ces dalles posées en lambris a été victime, au XVIIIe siècle, d’une opération vraiment remarquable : lorsqu’on a érigé là une chaire de style Louis XV, avec escalier le long du mur, il s’est trouvé que cet escalier venait masquer une partie du tombeau : au lieu de déplacer celui-ci, ou d’ajuster la boiserie de façon à le respecter, on a coupé la moitié de la figure, simplement…
Le cloître attenant à l’édifice a été l’objet d’une récente restauration. Les arcades de ses galeries, donnant sur le préau central, sont en ogive encadrant une triple baie que surmonte un oculus quadrilobé, aux pointes fleurdelisées.
L’agglomération de Kyllbourg se dissémine un peu partout, en bas, en haut, à mi-côte, tournée vers tous les points cardinaux. En amont le quartier de la gare s’étale dans un fond sur les deux rives qu’un pont réunit : c’est notre chemin d’arrivée. En aval, les maisons surplombent en terrasse la vallée au delà de laquelle se relèvent les pentes boisées du Taubenberg. Au fond court la voie ferrée, sortie du grand tunnel de Wilseck, pour s’engouffrer dans un second qui traverse l’isthme, sous la croupe du Rosenberg, ressortir à la gare et pénétrer immédiatement dans troisième.
La chaussée d’aval, tournant sous le cimetière, conduit en vingt minutes à Malberg. Un énorme bâtiment carré apparaît soudain, à la courbe, sur une haute terrasse. C’est le château de Malberg rebâti au XVIIIe siècle par l’évêque suffragant de Cologne Veyder, aujourd’hui propriété se la famille Schmitz. Il y avait là un manoir du XIe siècle, antérieur à Kyllbourg. Une vieille tour et des murs d’enceinte appartiennent encore à cette construction médiévale. La famille seigneuriale s’éteignit au XVIe siècle. Depuis lors le domaine passa pat héritage en des mains variées. Les seigneurs de Malberg étaient des vassaux turbulents dont les électeurs de Trèves essayèrent de réprimer les écarts en faisant édifier en leur voisinage immédiat, sur le crête où Kyllbourg existe aujourd’hui, un bon château bien muni et fortifié. Cette forteresse fut construite en 1239 par l’archevêque Théodore de Wied, et l’agglomération des manants se forma alentour, selon la formule. Telle est l’origine de Kyllbourg, relativement récente, comme on voit.
Le château de Malberg tel qu’il est aujourd’hui a fort grand air à cause de sa situation dominante; il écrase de sa masse l’humble village couché à ses pieds, enfoui dans les houblonnières et que traverse un ruisseau affluent de la Kyll. La porte d’entrée, du XVIe siècle, est à fronton sculpté, avec écusson coiffé de deux haumes. Deux autres portes, reliées à des ouvrages de défense et à la tour carrée, restes de l’ancien château, donnent accès dans une vaste cour d’honneur qui sépare les deux corps de logis. Cette cour est isolée du jardin par une balustrade ornée de bustes d’empereurs romains.

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